Archivé — Éliminer la malbouffe : lancer et maintenir un programme de distribution de fruits

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C'est un commentaire anodin qui est à l'origine du programme de distribution de fruits à l'école de Fort McKay. Une diététiste qui visitait l'école a dit : « C'est dommage qu'ils ne puissent échanger toute cette malbouffe contre un fruit ». Casey Brown a réalisé ce souhait.

Chaque semaine, elle achète entre 100 et 150 $ de fruits, et parfois de légumes. À l'école, pendant le déjeuner qui s'échelonne sur trois périodes, les élèves peuvent échanger des aliments vides de leur boîte à lunch contre des aliments frais.

À l'origine, le programme était financé par des fonds du ministère de l'Éducation consacrés à la saine alimentation. Après avoir démontré l'efficacité du programme, Casey a pu approcher des entreprises locales et en a déniché une disposée à parrainer le programme.

« C'est beaucoup de travail, pour ne rien vous cacher », dit-elle. Elle réussit à tout faire seule, notamment parce que l'école de Fort McKay ne compte que 85 élèves. Une école plus grande aurait besoin d'une équipe aux membres très engagés, et possiblement de parents bénévoles.

Elle achète les aliments chaque semaine et privilégie ceux qui sont de saison, afin d'en obtenir plus pour son argent. (Elle achète à l'occasion des aliments plus coûteux, comme des pommes-poires, qu'elle donne en récompense.) Elle prépare les aliments en les lavant et, au besoin, en les coupant dans la cuisine de l'école. Elle les met ensuite dans des sacs de plastique au réfrigérateur.

La préparation respecte les règles sanitaires provinciales. Elles sont obligatoires, mais combien utiles, puisqu'elles nous informent sur la manipulation sécuritaire, les températures de réfrigération et les meilleurs produits de nettoyage à utiliser. « Au début, je craignais les inspecteurs alimentaires, mais comme ils préfèrent vous voir réussir plutôt que de mettre fin à vos initiatives, ils se sont avérés une bonne ressource. »

Le processus d'échange est simple : une portion d'aliments frais pour chaque aliment vide. À l'Halloween, la règle a changé : deux friandises pour chaque morceau de fruit ou de légume. Certains enfants en ont même échangé plus le vendredi pour en apporter à la maison pour le week-end.

On ne sait jamais ce qui sera populaire. Les cornichons à l'aneth, que Casey avait apportés en guise d'aliments verts pour la Saint-Patrick, ont fait un tabac. Les kiwis, le brocoli et les patates douces ont remporté également beaucoup de succès.

La malbouffe ainsi recueillie est remise à un refuge pour sans-abri. Même si les aliments ne sont pas très sains, ils sont commodes à cette fin, puisqu'ils sont facilement transportables et qu'ils ne sont pas périssables.

Le programme offre de nombreux avantages inattendus. Le dentiste local a remarqué une amélioration de la santé dentaire des enfants et les dons au refuge ont sensibilisé la population. Lorsque des fenêtres du refuge ont été brisées, des élèves ont insisté pour organiser une collecte de fonds pour les remplacer, parce qu'ils se sentaient liés aux résidents.