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Statistiques relatives à l'industrie canadienne

PIB
Industries produisant des biens (SCIAN 11-33)

Cette partie traite de la valeur et de la croissance du produit intérieur brut (PIB) des industries produisant des biens (NAICS 11-33) au Canada. Cette information pourra servir à évaluer la santé générale de ces industries et à dégager les tendances de leur croissance.





Comparaison de la croissance des industries produisant des biens et des industries produisant des services

Le graphique ci dessous présente la croissance du PIB des industries produisant des biens et des industries produisant des services entre 2002 et 2011.

Croissance du Produit intérieur brut (PIB): 2002-2011
Industries produisant des biens par rapport aux industries produisant des services

Croissance du PIB chez les producteurs de biens et de services

Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2002 à 2011.

Entre 2002 et 2011, le PIB pour l’ensemble des secteurs d’activité de l’économie canadienne est passé de 1 068 milliards $ à 1 266 milliards $. Le PIB s’est accru chaque année au cours de cette période, sauf en 2009, ayant un recul pour l’économie canadienne. Le taux annuel de variation du PIB entre 2002 et 2011 est de 2.6%.

En 2011, le PIB annuel de l'économie canadienne (données non présentées) a diminué de 3,3 % à 2,6%. Le graphique ci-dessus montre que le segment de la production de biens de l'économie en 2011 (3,6 %) a diminué comparé à ceux obtenus l'année précédente (4,9 %). Les industries produisant des services ont vu un déclin de 2,6% à 2,3% entre 2010 et 2011.

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Le PIB et la croissance des industries produisant des biens

Le tableau suivant présente le PIB en dollars chaînés ainsi que les taux de croissance du PIB à court et à long terme pour chaque industrie produisant des biens de l'économie canadienne.

Produit intérieur brut (PIB) selon l'industrie : 2002-2011
Industries produisant des biens (SCIAN 11-33)
Code
du SCIAN
Secteur PIB* en millions $ chaînés de 2002 TCAC**
2002-2011
% de variation
2010-2011
2002 2011

*Le PIB est présenté en dollars chaînés de 2002, ce qui permet de maintenir les taux de croissance initiaux observés. Le total de l'ensemble des valeurs de chaque secteurs ne correspondra pas à la valeur pour l'économie canadienne car les dollars chaînés sont non-additifs.

**Taux de croissance annuel composé.

Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2002 à 2011.

11 Agriculture, foresterie, pêche et chasse 23 293 29 093 2,5% 2,1%
21 Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz 53 488 57 443 0,8% 4,5%
22 Services publics 28 883 34 058 1,8% 4,4%
23 Construction 57 775 76 514 3,2% 4,1%
31-33 Fabrication 182 736 162 072 -1,3% 2,4%
Industries produisant des biens
(SCIAN 11-33)
346 175 365 036 0,6% 3,6%
Industries produisant des services
(SCIAN 41-91)
722 590 906 458 2,6% 2,2%
 
économie canadienne
(SCIAN 11-91)
1 068 765 1 266 578 1,9% 2,6%

Les activités des industries produisant des biens contribuent à près du tiers de l'activité à valeur ajoutée de l'économie canadienne. Entre 2002 et 2011, les industries produisant des biens ont affiché un taux de croissance de 0,2 %, comparativement à une augmentation de 1,7 % pour l'ensemble de l'économie canadienne.

Croissance annuelle du PIB: 2010 et 2011
Industries produisant des biens (SCIAN 11-33)

Croissance annuelle du PIB des Industries produisant des biens, 2010-20111

*AFPC = Agriculture, forestrie, pêche et chasse (SCIAN 11)

**Extraction MPC = Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz (SCIAN 21)

Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, 2002 à 2011.

Les activités des industries produisant des biens contribuent à près du tiers de l’activité à valeur ajoutée de l’économie canadienne. En 2011, seulement l'industrie de fabrication a affiché un taux négatif de -1,3% pour le TCAC. L'industrie de l'extraction minière et de l'extraction de pétrole et de gaz a aussi diminué de 4,8% en 2010 à 4,5% en 2011.

Le PIB de l’industrie de la fabrication recule depuis 2005. En 2009, le recul était de 11,%. Par contre, en 2010 le PIB de l’industrie a augmenté de 5,7%. En 2011, pourtant, les industries produisant des biens a diminué encore à 2,3%.

Un autre industrie donc le PIB a augmenté encore en 2011 est l'industrie de l'industrie de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse. En 2010 et 2011 respectivement, le secteur a vue une augmentation de 0,3% de 2009 et ensuite de 0,7% de 2010.

L’industrie des services publics, a rétabli son taux de PIB de -0,2% en 2010 à 4,4% en 2011. Cela est un saut de plus que 4,0% en une année.

L'industrie de construction a vu un déclin de 6,6 % en 2011 à 4,1% en 2011. Par contre, le TCAC du secteur a augmenté de 2,9% à 3,2%.

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Notes importantes sur les données relatives au produit intérieur brut

Le PIB selon l'industrie est établi par les responsables du Système des comptes économiques nationaux du Canada de Statistique Canada. Il est exprimé en prix de base et présenté en dollars chaînés de 2002. Le chaînage permet de tenir compte de l'effet des fluctuations de prix qui se produisent au fil du temps tout en limitant au maximum les distorsions. Les données présentées dans cette section portent sur la période 2002-2011.

Le lecteur doit garder en tête qu'il existe d'autres méthodes de calcul du produit intérieur brut (p. ex. le PIB peut être calculé selon les dépenses et selon les revenus, plutôt que selon la branche d'activité; d'après le coût des facteurs de production et les prix du marché, plutôt que selon les prix de base; être exprimé en dollars constants plutôt qu'en dollars chaînés). En conséquence, on doit user de circonspection lorsqu'on compare les données présentées ici et celles d'autres sources.

Les données sur le produit intérieur brut (PIB) selon l'industrie présentées dans cette section ne s'arrêtent pas aux périodes de récession ayant affecté l'économie canadienne ou certains secteurs, sous-secteurs ou classes d'industries. Ce genre d'analyse peut être fait en examinant plus en détail les tendances trimestrielles et mensuelles. Les données mensuelles sont fournies sur le site Web de Statistique Canada (voir Produit intérieur brut aux prix de base selon la branche d'activitée).

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Signification du PIB et de la valeur ajoutée

Le concept de la valeur ajoutée est utilisé pour éviter les doubles comptages. Par exemple, le PIB de l'industrie des boulangeries de détail ferait abstraction de la valeur de la farine employée pour fabriquer une miche de pain, incluant seulement la valeur que l'industrie ajoute au produit en transformant la farine en pain (par exemple, le pétrissage, la fermentation et la cuisson).

Cet exemple de produit à valeur ajoutée (PIB) peut être élargi de façon à illustrer la valeur totale d'une miche de pain. Supposons que nous vivons dans un univers simple où les deux seuls intrants nécessaires pour la fabrication du pain sont la farine et l'eau. Supposons aussi pour le moment que l'eau est gratuite.

Donc, comme dans l'exemple précédent, le boulanger transforme la farine en pain. Ce processus représente la valeur ajoutée par le travail de celui-ci (PIB). Pour le boulanger, la farine est un intrant dans la production du pain, de sorte que la valeur de la farine est exclue de la valeur ajoutée (PIB) par le boulanger.

Le boulanger achète sa farine du meunier, qui produit la farine en moulant le blé. Ainsi, la valeur ajoutée (PIB) découlant de la fabrication de la farine est attribuée au travail du meunier. Comme le blé acheté par le meunier constitue un intrant, la valeur du blé est exclue de la valeur ajoutée (PIB) par le travail de cet intervenant.

De qui le meunier achète-t-il son blé? De l'agriculteur, qui récolte le blé de sa terre à la sueur de son front. Par conséquent, la valeur ajoutée (PIB) du blé, qui est moulu par le meunier pour produire la farine, qui sera utilisée par le boulanger pour fabriquer du pain, est attribuée à l'agriculteur.

Comme notre boulanger possède une boulangerie de détail et vend ses produits directement aux consommateurs, la valeur totale du pain serait égale à la valeur ajoutée par l'agriculteur en plus la valeur ajoutée par le meunier et le boulanger.

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Signification du PIB et de la croissance économique

La croissance économique est souvent exprimée en pourcentage de l'accroissement du PIB, corrigé en fonction de l'inflation en glissement annuel. Les taux de croissance tendanciels pour une économie, un secteur ou une industrie sont calculés sur plusieurs années. Dans Statistiques relatives à l'industrie canadienne, le taux de croissance annuel composé (TCAC) est souvent employé pour décrire l'évolution de la croissance du PIB réel et d'autres indicateurs économiques.

La croissance du PIB est un indicateur économique important. Elle permet de mesurer la progression de l'économie ou de déterminer dans quelle mesure sa capacité de production (de biens et de services) a augmenté. Elle est vue comme une mesure de la stabilité ou de l'instabilité à court terme de l'économie. La croissance du PIB est aussi révélatrice des perspectives futures de consommation d'un pays. C'est surtout d'elle que découle l'amélioration de notre niveau de vie avec le temps.

La croissance économique résulte du développement du capital humain (connaissances et compétences), de l'investissement dans le capital physique (usines, machines et équipement) et de l'application de nouvelles technologies de production.

La croissance économique a des avantages, mais ces avantages ont un prix. Ainsi, pour améliorer les perspectives futures de consommation, il ne faut pas se limiter à répondre aux besoins actuels de consommation. Pour maintenir la poussée économique, il faut se concentrer davantage sur la progression de la technologie et la promotion de l'investissement en vue de produire des biens qui répondront aux besoins futurs des consommateurs, et non à leurs besoins actuels.

Le maintien d'une forte croissance économique peut aussi se faire aux dépens des ressources et de l'environnement. Toutefois, la mesure de l'expansion du PIB ne tient pas compte des effets d'une croissance plus vigoureuse de l'économie sur notre environnement et nos ressources.